Thème abordé : «Pour gérer la forêt dans le respect de la biodiversité »

Rencontre à Cressia, le 20 mai 2017
Restitution de la première partie des échanges.

Constat :

Le respect de la règle verte entre en contradiction avec une gestion à court terme des forêts. Une nouvelle loi de gestion de la forêt mettra fin à la gestion de court terme imposée ces dernières années pas des contraintes financières. Pour évaluer les priorités et leurs pertinence dans le temps, la présente loi vise à impliquer les usagers de la forêt publique dans sa gestion.

Propositions :

  • Planter différentes espèces et bannir la monoculture.
  • Pour la densité de la plantation, trouver un point d'équilibre entre un modèle dominant ou la plantation sera moins dense pour favoriser la biodiversité, et un modèle non dominant avec une plus densité de plantation afin de produire des arbres avec une morphologie utilisable par l'industrie.
  • La forêt se plante et se gère en pensant à l'utilisation des génération futures car c'est un cycle long. Cela implique qu'il y ait une gestion publique car cela en fait un bien commun qui échappe aux logiques de rentabilités.
  • Débat ouvert et non tranché sur un établissement de cotas pour stabiliser les cours
  • A l’abattage, il faut trouver un point d'équilibre entre l'utilisation des déchets pour l'industrie (ex : pellet) et les laisser au sol forestier pour le nourrir.
  • Valoriser la filière bois et la développer localement, notamment développer les produits transformés (ex : meubles massifs). Cet aspect recoupe la mesure de protectionnisme solidaire du programme "l'Avenir en commun". Cela permettrait de pallier au fait qu'on exporte du bois de bonne qualité et qu'on importe à bas coût des produits manufacturés.
  • Maintenir des affouages
  • Un organisme de service public pour accompagner la gestion de petites parcelles privées (je n'ai pas noté le nom) existe déjà mais reste méconnu et manque de moyens. Les propriétaires privés de forêts étant nombreux, pour protéger la biodiversité à large échelle, il est important que ce service public soit maintenu et renforcé, pour lui donner les moyens de son action.
  • Diminuer la taille du matériel trop destructif pour la zone abattage et les chemins.
  • Deux problématiques ont été abordées sur le travail de bûcheron : Ils sont rémunérés à la tâche et les clients tirent les prix, ce qui pose problème pour les conditions de travail et la gestion durable de la forêt : nous renvoyons cette problématique au droit du travail.
  • Il manque beaucoup de bûcherons donc on trouve un certain nombre de travailleurs détachés : nous renvoyons à la partie sur les travailleurs détachés du programme "l'Avenir en commun".
  • Il faut d'avantage de moyens financiers et de textes d'encadrement, de critères de gestion de la forêt
  • Une formation des élus locaux (dans les communes notamment) sur la gestion de la forêt doit être dispensée. L'enjeu est de taille car par exemple, un certain nombre de communes vivent en partie de l'exploitation de leur bois.
  • Un débat a été ouvert et non tranché : Dans le cas ou nous changerions de constitution (sinon c'est impossible à mettre en place) doit on considérer la forêt comme un bien commun pour tous et dans ce cas limiter la taille de la forêt par propriétaire? Ajoutons que le débat peut se tenir sur la taille de mais aussi sur le caractère sensible sur le plan écologique de la zone où se situe la forêt (corridor, dernier lieu de vie d'une espèce en voie de disparition, etc... )

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